2026-01-12 - France 2 - l'intelligence artificielle, une nouvelle alliée - Hervé Gerbi

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Hervé Gerbi, l'avocat-candidat à Grenoble - ICI Isère

Bonjour ! Ça va ? Ça va et vous ?

Rendez-vous était pris chez l’habitant, quartier St-Bruno, dans un logement social insalubre.

On s’est rencontrés il y a trois semaines, un mois en ville. Et puis vous m’aviez dit que vous étiez dans une situation compliquée avec votre logement.

Ça fait presque trois ans qu’on vit comme ça. Ça fait deux jours qu’il ne va pas à l’école et regardez, il tousse. À cause de ça et on est tous malades.

Une situation difficile pour les locataires. L’occasion d’un message très politique aussi pour Hervé Gerbi, l’avocat candidat.

Donc là on a vos quittances de loyer. On n’a pas les moyens de construire aujourd’hui encore de nouveaux logements sociaux si on n’a pas la capacité de pouvoir rénover ce qui est existant. Comment on va expliquer à Monsieur que nous allons construire à 500 mètres de nouveaux logements pour de nouvelles familles, alors que lui, ça fait trois ans qu’ils vivent dans cette situation ? Ce n’est pas normal, ce n’est pas tenable.

Défendre les victimes, une vocation pour Hervé Gerbi.

Il y a 30 ans, l’étudiant en droit prêtait serment ici même. Prêter serment dans un bâtiment comme ça, c’est un sacré souvenir.

Jusqu’en fac de droit je n’ai pas été un élève très brillant. J’étais plutôt moyen. Je pense que je me cherchais beaucoup.

L’élève a largement dépassé le maître, son écoute des gens et son envie d’aider trouvent une sorte de finalisation au travers de cette demande de mandat de maire.

Connu, reconnu dans les prétoires mais beaucoup moins sur la scène politique.

En janvier 2025, Hervé Gerbi est candidat lors d’une législative partielle. Dans la foulée, il annonce son intention de briguer la mairie de Grenoble et constitue doucement son équipe.

Toi, tu connais pas les croque-monsieur de Milène ? Ces croque-monsieur sont les meilleurs croque-monsieur du monde. Ils sont merveilleux. Regardez déjà la couleur. Ha il les vends bien ! Je ne sais pas si c’est de la politique qu’il faut qu’il fasse. Il faut que j’y aille.

Et oui, une équipe et surtout un binôme avec Milène, sa compagne et première collaboratrice.

Je ne me serais pas lancé dans cette campagne électorale si je n’avais pas le feu vert de Milène. C’est certain.

Il a négocié longtemps. Hervé a toujours eu la politique en lui, toujours. Et c’est moi qui ait beaucoup freiné. On avait beaucoup de besoin, de beaucoup, beaucoup, beaucoup d’énergie pour le cabinet et je pense que là, on est arrivé à une structure, un mode de fonctionnement qui permet à Hervé de faire maintenant ce dont il rêvait depuis longtemps.

Une Milène qui peut toutefois en cacher une autre. Mylène Farmer, son artiste favorite.

Sans contrefaçon, à 54 ans, Hervé Gerbi rêve d’un nouvel horizon.

Source vidéo : 2026-01-11 – ICI Alpes 19/20 – Hervé Gerbi – Municipales 2026


Trente ans après Mitterrand : 2 gauches, une fracture.

Trente ans après Mitterrand : 2 gauches, une fracture.
8 janvier 1996. Le président François Mitterrand, s’éteint et rejoint « les forces de l’esprit » .
François Mitterrand, au delà de sa vie romanesque et secrète, laisse un héritage: l’abolition de la peine de mort, une certaine idée de l’État, de la culture, de l’Europe, et du temps long en politique.
Un héritage traversé aussi par des controverses : son passé vichyste, les écoutes de l’Élysée, le Rainbow Warrior, le Rwanda, un rapport ambigu à la raison d’État.
Mitterrand a incarné une ambition.
Celle de transformer la société, d’élargir les droits, de faire entrer la gauche au pouvoir. Mais il a aussi assumé, dès 1983, le temps de la rigueur, une vérité difficile : gouverner oblige à composer avec le réel, à arbitrer, à choisir.
Le socialisme de gouvernement commence là, au point de tension entre l’idéal et la contrainte.
Ce point de tension continue de structurer toute politique sérieuse.
Et c’est précisément ce point de tension qui manque aujourd’hui au socialisme grenoblois qui a fait choix d’alliance dans la coalition des radicalités portée par Laurence Ruffin.
A Grenoble, elle revendique clairement l’ancrage avec la France insoumise (Cf mon précédent post) qu’elle espère toujours rallier, au moins dans un second tour.
Une ligne assumée de confrontation permanente, de radicalité verbale, et finalement de refus de l’arbitrage.
Sa référence récurrente au municipalisme coopératif illustre cette dérive idéologique.
La France compte environ 5 millions d’entreprises. Les coopératives représentent environ 22 000 entreprises, soit moins de 1 % du total. Quant aux sociétés coopératives d’intérêt collectif souvent brandies par Laurence Ruffin comme modèle, c’est moins de 1000 entreprises à l’échelle nationale.
En faire une matrice idéologique pour gouverner une belle, et complexe, métropole de plus de 150 000 habitants interroge, et, dire que nous relèverons demain les grands défis qui nous attendent avec cet outil relève en fait du sourire angélique .
Croire qu’une ville peut fonctionner comme une SCOP , c’est oublier une différence décisive : le choix des associés.
Une entreprise coopérative repose sur l’adhésion volontaire. Elle choisit ses associés, ajuste son périmètre, accepte ses limites.
Une ville, elle, ne choisit pas.
Elle accueille.
Elle protège.
Elle garantit la continuité des services publics, la sécurité, l’égalité devant la règle commune.
Elle engage l’intérêt général, pas un projet partagé par quelques-uns.
C’est ici que la leçon de Michel Rocard redevient centrale.
Le socialisme rocardien croyait au contrat, à la réforme concrète, à la responsabilité. Le RMI, la CSG : des outils nés d’une pensée sociale exigeante, construite à partir du réel.
A Grenoble, pour les socialistes de la 1ère gauche, le choix est clair.
Soit une gauche municipale arrimée sur fonds idéologique à la France insoumise, soit une centralité de rassemblement, capable d’assumer l’ambition sans mentir sur les contraintes, d’agir sans céder aux radicalités, de parler vrai.
Mitterrand nous rappelle que l’ambition sans responsabilité finit par se fracasser.
Rocard nous enseigne que le réel n’est pas un renoncement, mais une exigence.
C’est cette ligne que je porte aujourd’hui à Grenoble.
Une ligne de clarté, de contrat et d’action.


J’accuse… la grenouille et le bœuf.

J’accuse… la grenouille et le boeuf.
La Fontaine avait l’art de dire les choses.
J’ai évoqué, il y a quelques jours la fable du Renard et du masque pour expliquer le danger de la candidature de Laurence Ruffin.
En voici une dernière, celle de la grenouille qui se voulait aussi grosse que le bœuf:
La grenouille aperçoit le bœuf.
Elle le trouve imposant.
Alors elle se gonfle.
Un peu. Puis encore. Puis trop.
Cette semaine grenobloise a donné à cette fable une singulière actualité.
Parce qu’il y a ce « J’accuse » brandi, une fois de plus, par Alain Carignon.
Un « J’accuse » ample, sonore, théâtral.
Un « J’accuse » qui sature l’espace.
Mais un « J’accuse » qui ne se retourne jamais vers celui qui le prononce.
Et pourtant.
Tout commence par une attaque, cette semaine, venue d’ailleurs.
Le candidat du Rassemblement national diffuse un communiqué au sujet d’un rassemblement annoncé aujourd’hui au Centre LGBTI de Grenoble, présenté par ses organisateurs comme réservé à des « personnes non blanches » ; il évoque un événement « discriminatoire » et parle de financements via des subventions municipales.
Dans ce communiqué, il met directement en cause « le silence de l’opposition en place » sur l’attribution des subventions par la ville de Grenoble à certaines associations.
Le fait politique est ici : l’attaque vise explicitement l’inaction de l’opposition d’Alain Carignon.
Et lorsqu’une opposition est ainsi mise en cause, lorsqu’on lui reproche de ne pas avoir réagi au moment des votes, l’électorat de droite est parfaitement légitime lui aussi à attendre une réponse.
Une réponse claire.
Une ligne assumée.
Une parole qui explique ce qui a été fait, ou pourquoi cela ne l’a pas été.
Depuis, rien.
Un silence qui pèse plus lourd que tous les communiqués. Un silence en forme d’aveu.
Un autre fait met lui aussi cette semaine à rude épreuve le bilan de l’opposition conduite par Alain Carignon depuis 6 ans.
Sur le sujet majeur de la sécurité, on apprend que l’Union syndicale des policiers municipaux et des agents de prévention et de médiation (USPPM) a déposé un recours devant le tribunal administratif de Grenoble contre le refus d’armer les policiers municipaux et contre l’absence de réévaluation des risques.
Surfant sur l’information de ce recours, le chef de file de l’opposition, Alain CARIGNON, lance sans respirer son « J’accuse ».
Encore un. Toujours le même.
Celui de plus, de trop peut être, qui interroge la l’évidente inaction d’Alain Carignon sur la sécurité.
Le chef de l’opposition pouvait, dossier en mains, mobiliser lui même, ici ou à Paris, les syndicats pour la mise en oeuvre d’un recours juridique structuré comme celui lancé en cette fin d’année par l’USPPM.
Le chef de l’opposition pouvait ne pas attendre l’automne des élections pour saisir le conseil municipal du sujet. Le levé de doigt de la rentrée fut trop tardif.
Le chef de l’opposition pouvait enfin solliciter un référendum local, ou organiser un droit de pétition citoyenne sur la sécurité quand le calendrier le permettait encore.
Alain carignon en avait les moyens juridiques et la tribune médiatique.
En réalité, il a manqué à Grenoble une stratégie d’opposition construite dans le temps.
Simplement parce que la sécurité n’a pas été traitée par Alain Carignon comme un problème à résoudre, mais comme un soufflet électoral : on le presse quand la campagne approche, on le repose ensuite.
La grenouille gonfle.
Le bœuf, lui, avance.
Aux étés 2020 et 2021, juste après l’élection d’Eric Piolle, je me suis saisis du dossier « securite ».
Rappelez-vous.
J’avais sollicité un institut de sondage pour mesurer le sentiment d’insécurité à Grenoble et sur la métropole.
Les résultats de ce sondage ont été publiés et largement commentés dans la presse.
J’avais été critiqué par la majorité, et pas que, pour avoir directement donné la parole aux grenobloises et grenoblois.
Cette parole qui s’exprimait ainsi, enfin, et pour l’unique fois, aurait du nourrir une stratégie d’opposition solide.
Elle est restée sans suite politique structurante.
Le 19 avril dernier, j’ai présenté AllôGrenoble.
Notre plan sécurité.
Des propositions précises, chiffrées, documentées.
Effectifs, armement, formation, vidéoprotection ciblée, prévention, articulation avec l’État.
J’ai mis sur la table le dossier que les grenobloises er les grenoblois étaient en droit d’attendre de l’opposition municipale depuis tant d’années.
Un travail pensé pour être débattu, amendé, évalué.
Simplement parce que je le connais bien, sans doute si bien que je n’ai nul besoin d’un porte parolat pour en parler.
Mon quotidien depuis 30 ans, c’est l’action : travailler sur des faits,
Accompagner des victimes,
Faire avancer des dossiers,
Obtenir des décisions,
Aider à réparer.
Défendre, ce n’est pas accuser plus fort.
Défendre, c’est agir quand c’est difficile, quand c’est technique, quand il n’y a pas de micros.
« J’accuse » relève parfois du théâtre.
Le droit, lui, relève du réel.
Cette culture-là, de l’action concrète, du résultat, je veux l’apporter à Grenoble.
Une opposition sérieuse se juge pendant le mandat : elle travaille, elle propose, elle construit, elle saisit les bons outils au bon moment.
Quand elle attend la dernière ligne droite, elle transforme en réalité un sujet vital pour le quotidien à seule fin d’en faire un marchepied électoral.
À force de s’enfler, on s’essouffle.
C’est cela, l’essoufflement : beaucoup d’air, peu de prise.
En politique comme dans les fables,
ceux qui crient finissent par manquer d’air.
Et cet essoufflement se lit aussi dans les urnes.
Lors de l’élection municipale de 2020, la droite grenobloise touche un point bas inédit depuis trente ans.
Son socle n’élargit plus, son horizon se referme.
L’espoir d’un appel d’air au second tour, ce moment où une dynamique peut naître, n’a pas lieu.
À peine 17 voix supplémentaires viennent s’ajouter, comme un souffle court dans une poitrine déjà saturée.
Chacun peut en tirer la conclusion :
la droite n’a pas manqué d’oxygène par accident.
Elle était déjà pleine jusqu’à l’épuisement.
Ce constat ne vise pas les électeurs.
Il vise une incapacité à transformer des indignations en résultats.
Les électeurs de la droite modérée, les gaullistes, ne se sont pas « évaporés ».
Ils ne sont pas « épuisés ».
Ils ont été abandonnés à l’incantation.
Les électeurs de la droite constituent une force utile, exigeante, légitime.
Ils avaient droit à mieux qu’une opposition réduite à l’annonce et à la colère.
À ces électeurs, je veux dire une chose simple : n’ayez pas peur du contrat de rassemblement que je vous propose.
Ce contrat ne vous demande ni de renier vos convictions, ni d’oublier ce que vous êtes.
Il vous propose de retrouver l’essentiel : le sérieux, la constance, le respect du droit, et le courage d’agir sans théâtre.
Il n’est pas un glissement idéologique.
Il est une fidélité : à l’ordre républicain, à l’exigence de sécurité, au respect du travail, à la responsabilité budgétaire, à la primauté du réel.
Ce contrat de rassemblement vous propose d’agir, enfin, pour ce que vous attendez.
De la fermeté sans agitation.
De l’autorité sans théâtre.
De la sécurité sans exploitation de la peur.
Ce contrat ne cherche pas à gonfler les mots.
Le contrat de rassemblement que je propose ne cherche qu’une chose: donner enfin du poids aux actes.
Face aux radicalités, la réponse n’est pas l’outrance.
La réponse c’est la mobilisation des modérés, de la gauche à la droite, celle qui agit, construit et protège.
Il est temps de quitter l’impossible fable
et de donner enfin corps à une réalité qui tienne debout.
N’ayez pas peur.
Rejoignez ce contrat de rassemblement pour Grenoble, parce qu’il ouvre un chemin.
Parce qu’il n’est pas un pari, mais une centralité.


Le Renard, le Masque… et Laurence Ruffin!

Le Renard, le Masque… et Laurence Ruffin!
J’ai lu l’entretien accordé par Laurence Ruffin à Sébastien Mittelberger.
J’aime le style : écrit au cordeau, fluide, c’est « portrait », c’est vivant, et mené, comme toujours, comme un récit, avec chaleur, sans mauvais procès.
Parce que l’interviewer l’assume: il aime la politique et les femmes et hommes politiques.
Cet amour est un bien précieux. Conservons-le.
Ce qui m’interpelle néanmoins, c’est le décalage entre le personnage qui s’y installe, consensuel, « joyeux », coopératif, presque au-dessus de la mêlée, et le fond politique que Laurence Ruffin a elle-même posé ailleurs.
Alors, si on peut croire aux contes de Noel, c’est en effet la période, on doit aussi se souvenir des enseignements des fables de La Fontaine.
Voilà ce que le conteur aurait pu nous dire, à sa manière:
« Je chante ici non pas le lion des forêts,
Mais le Masque poli qui brille aux marchés.
Il parle bas, il sourit, il promet la concorde ;
Et chacun croit déjà qu’il tient la bonne corde.
Un Renard l’aperçoit, vieux routier des tours,
Qui sait que les beaux mots sont souvent des détours.
Il suit le Masque en ville, au coin d’une interview,
Là où l’on sert le texte avec l’air le plus doux. »
Pour résumer la célèbre et authentique fable, dans Le Renard et le Masque, le renard tombe sur un visage splendide : traits parfaits, expression impeccable.
Il admire, puis il retourne l’objet. Et il lâche, sec : « Que de beauté ! mais que peu de cervelle… »
La morale n’est pas « c’est laid », et il n’y a bien sûr aucun rapport avec les qualités intellectuelles incontestables de Laurence Ruffin.
La morale, c’est : ne confonds pas la façade et la charpente.
Or, dans l’entretien qu’elle accorde, la façade de Laurence Ruffin est soignée : on entend la candidate « au partage », « à la coopération », à « l’enthousiasme », à la ville « fière », à la politique « chaleureuse » et l’on nous assure que la méthode ne perdra « ni en efficacité ni en exigence ».
Très bien. Sauf que la méthode n’est jamais neutre quand elle sert à masquer un axe.
Le 22 juillet 2025, dans le site Basta! Laurence Ruffin pose une pierre d’angle qui dit tout du fond. Interrogée sur LFI, elle répond sans détour que La France insoumise est un « partenaire privilégié » pour construire l’union à Grenoble.
Et elle explique s’inscrire dans la continuité de l’ « arc humaniste » constitué sous Éric Piolle, coalition incluant explicitement LFI.
Dans le même entretien, elle précise aussi que les portes ne sont pas fermées au PS, car, dit elle: « Réussir à faire vivre l’union à Grenoble, ce serait aussi un signal fort envoyé au niveau national ».
Autrement dit : dès l’origine, le message est clair. Le centre de gravité, c’est la gauche radicale (LFI) ; et, autour, on élargit.
Puis vient la séquence où LFI choisit de faire liste autonome et acte la rupture locale.
Conséquence logique : l’union se fabrique, dans l’immédiat, avec ceux qui acceptent de la construire.
Et, le 14 novembre 2025, le PS se rallie à la liste menée par Laurence Ruffin.
Pour autant, la ligne directrice, elle, ne bouge pas : LFI reste l’axe idéologique « naturel ».
Le 12 décembre 2025, une interview sur actu.fr porte un titre explicite qui rapporte les propos de la candidate : « La porte à LFI est ouverte ».
On peut faire toutes les contorsions du monde : une porte qu’on tient ouverte n’est pas une porte « par principe».
C’est une porte préférentielle.
Enfin, comment ne pas souligner, dans les références revendiquées, des clins d’œil explicites à des partis de la gauche radicale comme le Parti du Travail belge, cité comme « exemple » par Laurence Ruffin dans un texte programmatique.
Tout cela dessine une boussole : une radicalité assumée, recouverte d’un vernis apaisé.
Alors oui, dans l’immédiat, on « fait avec le PS », parce que LFI, localement, joue sa partition. Mais l’accord du moment ne change pas l’ADN : le logiciel reste compatible, et même désirable, avec l’axe radical LFI.
Basta! l’avait déjà dit et Jean de la Fontaine aurait pu l’écrire:
« On fait parfois alliance non par choix, mais par pas.
Quand l’Insoumis refuse, on prend ce qui s’avance ;
Mais l’ombre reste l’ombre, et le sens reste le sens.
On change les figurants, on repeint le décor,
Le texte, lui, demeure : il n’a pas pris la mort. »
Allons plus loin, car le renard, lui, ne s’arrête pas au décor : il regarde la charpente.
Car il y a ce concept qui sonne bien : « municipalisme coopératif ».
On dirait une évidence : coopérer, associer, co-construire. Qui serait contre ? Personne.
Sauf que, dans la pratique, ce municipalisme là devient souvent un piège démocratique : on dilue la responsabilité, on remplace la décision par la procédure, et la transparence par des circuits parallèles.
Trois dangers sont bien connus :
1. La confiscation par les minorités les plus organisées
Dans les dispositifs « coopératifs », ceux qui ont du temps, des codes et des réseaux prennent vite le dessus. Les habitants qui travaillent, élèvent leurs enfants, jonglent avec la vie réelle, n’ont pas toujours l’énergie pour siéger en permanence dans des assemblées, des comités, des « ateliers ».
Résultat : on parle « au nom du peuple » avec une poignée d’habitués.
2. La lenteur comme système
Quand tout est « co-construit », plus rien n’est tranché. La ville devient un enchaînemen de concertations sans fin.
Et pendant qu’on débat, le quotidien se dégrade. Une municipalité n’est pas un séminaire permanent : c’est une chaîne de décision qui doit répondre vite et bien.
3. L’alibi démocratique
On fait voter des « avis », on organise des « concertations », on affiche des « consensus »…puis on fait ce qui était prévu. La coopération devient décor, le décor devient méthode, la méthode devient masque.
Au fond, le « municipalisme coopératif » tel qu’il est souvent pratiqué, c’est la politique sans accountable : personne n’est jamais responsable, parce que « c’est le processus », « c’est la collectivité », « c’est l’assemblée ».
Or les Grenobloises et les grenoblois, eux, veulent pouvoir dire clairement : « qui décide ? qui répond ? qui assume ? ».
Ce qui se joue dans l’interview de Laurence Ruffin n’est pas une question d’affichage, ni de « porte ouverte » ou « fermée » selon les jours.
Ce qui se joue, c’est la cohérence d’un projet : un projet compatible, par choix, avec la gauche radicale, même quand les circonstances obligent à des alliances de repli.
Et, comme chez La Fontaine, il faut parfois un renard pour rappeler l’essentiel : un masque peut être beau, mais une ville ne se gouverne pas avec un masque.
« Moralité
Ne te fie pas trop aux sourires bien peints :
Le masque a bonne mine, mais le fond tient les rênes.
Quand l’Insoumis s’éloigne, on prend d’autres voisins;
Mais l’axe qu’on revendique révèle les domaines.
Et quand on dit « coop » pour dissoudre le devoir,
C’est souvent qu’on préfère le flou… à la clarté du pouvoir ».


Et si, dès noël 2026, Grenoble brillait autrement ?

Et si, dès noël 2026, Grenoble brillait autrement ?

Un Noël lumineux, chaleureux, heureux où la magie se voit dans la rue… sans peser sur la planète.
On peut aimer profondément la planète et aimer profondément la lumière.
L’enjeu, ce n’est pas d’éteindre Noël, c’est d’inventer un Noël plus sobre, mais pas plus triste.
🎄✨ Noël Futur : une ville qui brille et qui respire.


Hervé Gerbi - Ici Alpes - Tous unis contre la venue de Shein

Déambulation à la rencontre des grenoblois pour sensibiliser contre l’ultra fast fashion.

La députée Anne-Cécile Violland, rapporteur de la proposition de loi visant à encadrer les géants du secteur, a fait le déplacement. L’élue tenait aujourd’hui à se rendre devant le BHV, enseigne qui vendra bientôt les produits de la marque chinoise Shein.

Ce n’est pas possible aujourd’hui qu’une enseigne française accepte d’accueillir en son sein une plateforme qui est véritablement le fossoyeur de nos centres-villes.

Un sujet de société dont les candidats à la mairie de Grenoble se sont emparés, comme Hervé Gerbi, tête de liste pour le parti Horizons.

Le maire peut tout à fait, demain, discuter avec les commerçants, élaborer une charte qui soit une charte de développement durable. Il peut aussi empêcher. Il peut préempter un certain nombre de commerces pour installer d’autres commerces qui rentreraient dans cette charte.

En attendant, la loi pour freiner la fast fashion a été adoptée par l’Assemblée et le Sénat il y a quelques mois. Mais les mesures phares du texte ne peuvent être appliquées pour le moment car jugées non conformes par Bruxelles.

Source vidéo : Ici Alpes – 12 Décembre 2025


Grenoble : à la manière de Giscard, Hervé Gerbi dîne avec les habitants

Le DL /Ève Moulinier

Extrait de l’article de « Le Dauphiné Libéré », le 11 Décembre 2025 :

Quand il nous en a parlé, on a tout de suite pensé à l’opération de Valéry Giscard d’Estaing quand, dans les années 75, il s’invitait à manger chez les Français. Sauf que là, c’est le même concept, à savoir partager un dîner, mais c’est le candidat Hervé Gerbi, de la liste “Nous Grenoble”, qui régale.

Pour sa campagne en vue des élections municipales de 2026 à Grenoble, il a partagé son local de campagne, rue de La Poste, et l’une des pièces est une salle à manger reconstituée. Avec sa propre table, ses chaises, une bibliothèque, des photos de lui enfant encadrées, une tapisserie rappelant le design style seventies de Orla Kiely, et bien sûr un repas offert pour parler politique et élections évidemment. Un dîner dauphinois, très simple, très bonne « franquette », d’après le candidat.

Ces rendez-vous vont bientôt commencer, sur invitation des militants ou sur inscription sur le site www.hervegerbi.fr.
« C’est une façon de réinviter les anciennes réunions d’appartement. On partage un repas, on se rencontre, c’est ma conception de faire de la politique », dit-il.

Crédits : Le DL /Ève Moulinier


Municipales 2026 : pourquoi le premier meeting du candidat Gerbi était si différent ?

Extrait de l’article du « Dauphiné Libéré », le 29 Novembre 2025 :

La réunion publique de lancement de campagne d’Hervé Gerbi (Horizons), organisée à l’auditorium de la Maison de la Montagne et du Tourisme, a fait le plein. Près de 250 personnes étaient présentes et le format de l’intervention ressemblait à une plaidoirie. Une plaidoirie pour Grenoble.

Municipales 2026 : pourquoi le premier meeting du candidat Gerbi était si différent ?

Source : Le Dauphiné Libéré – 29 novembre 2025


Hervé Gerbi dévoile ses propositions pour Grenoble

Extrait de l’article de « Les affiches », le 13 Novembre 2025 :

La campagne municipale grenobloise s’accélère avec la présentation des programmes. Hervé Gerbi articule des propositions en matière de fiscalité, de solidarité et d’éducation.

D’abord, il y a la forme. C’est autour de son affiche de campagne qu’Hervé Gerbi, le candidat investi par le parti Horizons, a présenté les premières mesures de son programme, le 31 octobre dernier. Une photo du candidat en noir et blanc avec le slogan « Nous Grenoble : le souffle, la force » et la volonté de « conjuguer inspiration et capacité d’action ». La campagne de la liste centriste s’appuiera également sur un assistant conversationnel en ligne, destiné à informer les électeurs sur les propositions et le parcours du candidat.

Lire l’article : Hervé Gerbi dévoile ses propositions pour Grenoble

Source : Les Affiches – 13 novembre 2025

 


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