Municipales à Grenoble : Hervé Gerbi propose un « contrat de rassemblement » contre la « radicalité »

Municipales à Grenoble : Hervé Gerbi propose un « contrat de rassemblement » contre la « radicalité »

Extrait de l’article Place Gre’net, le 30 Aout 2025 :

Hervé Gerbi, candidat aux municipales de Grenoble 2026 et chef de file désigné du parti Horizons, appelle les forces politiques qui « refusent la radicalité » à le rejoindre. Et leur propose un « contrat de rassemblement » basé sur quatre « piliers » comportant déjà un certain nombre de propositions. De quoi « donner les grandes lignes sur la façon dont on souhaite exercer les responsabilités », explique-t-il.

« Clarté et transparence ». Telles sont les deux vertus prônées par Hervé Gerbi, candidat déclaré aux prochaines élections municipales de Grenoble. L’avocat grenoblois, qui avait déjà tenté l’aventure électorale à l’occasion de la législative partielle sur la 1re circonscription de l’Isère, a fait le point sur la dynamique qu’il souhaite mettre en œuvre, lors d’une rencontre dans son bureau le 28 août 2025. Ce alors que les dates de scrutin des municipales ont été fixées (sans surprise) aux 15 et 22 mars 2026.

photo : Florent Mathieu

Municipales : Hervé Gerbi appelle les modérés, de gauche et de droite, à faire front face à la radicalité

Municipales : Hervé Gerbi appelle les modérés, de gauche et de droite, à faire front face à la radicalité

Extrait de l’article du Dauphiné Libéré, le 28 Aout 2025 :

Désigné chef de file d’Horizons, parti d’Édouard Philippe, pour les municipales de mars 2026 à Grenoble, l’avocat Hervé Gerbi propose un « contrat de rassemblement » pour une liste ouverte.

Photo Le Dauphiné Libéré /Èv.M.

Municipales 2026 à Grenoble : le "contrat de rassemblement" d'Hervé Gerbi face à la "course à la radicalité"

Municipales 2026 à Grenoble : le "contrat de rassemblement" d'Hervé Gerbi face à la "course à la radicalité"

Extrait de l’article Ici Isère, le 28 Aout 2025 :

Candidat aux élections municipales 2026 à Grenoble, l’avocat Hervé Gerbi espère rassembler les « modérés » face à ceux qui seront dans une « course à la radicalité. » Il présente les quatre piliers qui seront au cœur de sa campagne.

Hervé Gerbi, chef de file du parti Horizons pour les élections municipales 2026 à Grenoble, tend la main aux personnalités, politiques ou non, qui pourraient se retrouver dans son projet pour la mairie de Grenoble en mars prochain.

Quatre piliers pour un contrat de rassemblement

L’avocat grenoblois, qui s’est déclaré très rapidement candidat, veut rassembler « tous les modérés à Grenoble ». Pour cela, il dégaine un « contrat de rassemblement » qui sera distribué dans les boîtes aux lettres des habitants prochainement et également disponible en ligne. On pourra y lire les quatre piliers qui vont animer sa campagne jusqu’en mars 2026.

Voilà ce qu’il met en avant : la proximité, la sécurité et la qualité de vie pour « faire de Grenoble une ville durable et vivable. Avoir accès à tous les services dans tous les quartiers », explique l’intéressé.

Ensuite, les transitions utiles et inclusives : « La mobilité ne doit plus être vue comme un facteur de tensions mais comme un levier de liberté. Il faut une coopération avec la métropole et non pas une confrontation. Il n’y aura pas non plus de renoncement concernant l’écologie. »

Puis, l’éducation, la culture et la citoyenneté : « Personne ne doit se sentir assigné à ses origines ou à sa condition. C’est un vrai challenge à Grenoble. Il faut aussi développer la participation citoyenne. Les Grenoblois seront associés aux choix. »

Enfin, l’éthique, la responsabilité et la transparence : « Il faut assumer une gestion rigoureuse et juste, notamment sur les décisions budgétaires. Chaque euro dépensé doit être un euro investi utilement. C’est une question de respect pour le contribuable. »

Rassembler « tous ceux qui s’opposent à la radicalité, qu’elle soit douce ou sévère »

À travers ce programme, Hervé Gerbi veut rassembler « tous ceux qui s’opposent à la radicalité, qu’elle soit douce ou sévère comme on nous la propose. Nous voyons une ligne de démarcation à Grenoble : ceux qui vont aller crescendo dans la radicalité. Et puis celles et ceux qui vont s’opposer pour venir parler aux Grenoblois de leur quotidien. Il faut ramener cette question d’une ville vivable durablement pour tous. Tout ça s’oppose à la radicalité. Les Grenoblois ont besoin de lien. Ce lien, il faut continuer à le construire. Moi je ne suis pas dans la radicalité, je suis dans la recherche du lien permanent et de l’apaisement. C’est-à-dire avoir un projet qui puisse parler à tous les Grenoblois. »

« Être en capacité de tout mener de front »

Lorsque l’on demande à Hervé Gerbi si ce dernier a une priorité pour Grenoble, il explique qu’il faudra « être en capacité de tout mener de front. Un projet, c’est un projet global. Les Grenoblois ont besoin que l’on réponde à plusieurs attentes en même temps. Évidemment, il y a des questions relatives à la sécurité et à la santé qui sont assez prégnantes mais on doit aussi amener des réponses lorsqu’il s’agit de culture, d’économie. »

La place du vélo

Et sur le bilan du maire actuel, Éric Piolle ? « Dans sa dernière lettre, il a dit qu’il avait fait la révolution du vélo à Grenoble. Il a raison. Sauf qu’il a laissé sur le bord de la route un certain nombre de Grenoblois et de Grenobloises. Pour réussir cette révolution du vélo, il faut une révolution qui n’exclut personne. Le bon sens, c’est de mettre en œuvre tout ce qui va relier et pas tout ce qui sépare. On voit aujourd’hui qu’il y a des oppositions qui se font et qui n’ont pas lieu d’être. Il y a de la place pour tout le monde à Grenoble. »

Photo : Radio France - Julien Balidas

Municipales 2026 : Loïck Roche rejoint Hervé Gerbi et ça énerve (un peu) les Carignonistes

Municipales 2026 : Loïck Roche rejoint Hervé Gerbi et ça énerve (un peu) les Carignonistes

Extrait de l’article du Dauphiné Liberé, le 26 Aout 2025 :

L’ancien directeur de Grenoble école de management (GEM), Loïck Roche, rejoint la liste d’Hervé Gerbi (Horizons) pour les élections municipales de mars 2026 à Grenoble, et ça fait parler.

Il déclare : « S’engager pour sa ville, c’est offrir une part de soi. En 2026, j’ai choisi de m’engager pleinement aux côtés d’Hervé Gerbi, pour Grenoble et sa Métropole. J’ai confiance en Hervé Gerbi pour créer les conditions du rassemblement le plus large, celui qui permettra enfin l’alternance politique dont Grenoble a besoin. Avec lui, nous pouvons élaborer un programme ambitieux et crédible […] En 2026, Grenoble peut devenir un modèle : une ville qui protège, qui crée et qui ne détourne jamais le regard face à la détresse des autres. »

Hervé Gerbi s’est félicité, via un communiqué, de cette annonce. « Je remercie Loïck Roche pour la confiance qu’il m’accorde en choisissant de s’engager à mes côtés. Cette confiance renforce ma détermination à rassembler largement pour offrir à Grenoble l’alternance politique qu’elle attend. »

Archives Dauphiné Libéré

Crédits photos : Archives DL


L’avocat grenoblois Hervé Gerbi, désigné chef de file du parti Horizons

L’avocat grenoblois Hervé Gerbi, désigné chef de file du parti Horizons

Extrait de l’article du Dauphiné Liberé, le 25 Juillet 2025 :

Hervé Gerbi a été désigné chef de file du parti Horizons – parti centriste, fondé et présidé par Édouard Philippe – pour les élections municipales de 2026 à Grenoble. L’avocat grenoblois, déjà candidat lors de la législative partielle de 2024, entend rassembler autour d’une « coalition de responsabilité ».


Municipales 2026 à Grenoble : Hervé Gerbi officiellement chef de file "Horizon"

Municipales 2026 à Grenoble : Hervé Gerbi officiellement chef de file "Horizon"

Extrait de l’article Ici Isère, le 25 Juillet 2025 :

Candidat auto-déclaré « centriste » à la mairie de Grenoble, l’avocat reçoit très officiellement le soutien du parti d’Édouard Philippe.

Engagé officiellement dans la course à la mairie de Grenoble depuis le 19 avril, l’avocat grenoblois Hervé Gerbi, qui s’est toujours placé politiquement « au centre » vient de recevoir officiellement le soutien de Horizons, le parti de l’ex-premier ministre Édouard Philippe. Une « étiquette » qui change peut-être la donne dans les discussions au centre, notamment avec Émilie Chalas, cheffe de file désignée quant à elle par parti macroniste Renaissance à Grenoble.

Source : https://www.francebleu.fr/infos/politique/municipales-2026-a-grenoble-herve-gerbi-officiellement-chef-de-file-horizon-9415870


Mais pourquoi Hervé Gerbi est-il déjà candidat à Grenoble ?

Mais pourquoi Hervé Gerbi est-il déjà candidat à Grenoble ?

Extrait de l’article du Dauphiné Libéré, le 26 avril 2025 :

Loin de tous les collectifs actuellement au travail pour forger leurs projets respectifs en vue des municipales de 2026 à Grenoble, le centriste Hervé Gerbi est le tout premier à dire qu’il sera candidat et tête de liste. Interview.

Bon, les élections n’auront lieu que dans 10 mois. Ce n’est pas un peu trop tôt pour coller des affiches ?

« J’ai fait ma déclaration officielle il y a une semaine pour aller à la rencontre directe avec les Grenoblois, pour leur expliquer ma démarche, pour partager avec eux. Mais en vrai, la campagne pour moi avait déjà commencé. Elle a commencé le 5 novembre dernier lorsque je me suis lancé dans la législative partielle sur la première circonscription de l’Isère. »

Photo : Eve Moulinier

L'avocat Hervé Gerbi lance déjà sa campagne pour les municipales 2026 à Grenoble

L'avocat Hervé Gerbi lance déjà sa campagne pour les municipales 2026 à Grenoble

Extrait de l’article de France Bleu, le 19 avril 2025 :

A un an des élections municipales à Grenoble (Isère), Hervé Gerbi, avocat grenoblois, a officiellement lancé sa campagne par un tractage sur la place Sainte-Claire ce samedi. Avec pour fer de lance la lutte contre l’insécurité.

A un an des élections municipales en France, certains sont déjà sur le pont. Le Grenoblois Hervé Gerbi, avocat de profession, a lancé samedi 19 avril sa campagne place Sainte-Claire à Grenoble avec un tractage. « Ceux qui me connaissent savent que je ne m’essouffle pas tout de suite », lance-t-il.  » Un an, c’est nécessaire. On va aller voir les Grenoblois et leur présenter notre projet. » Pour cela, Hervé Gerbi compte surfer sur son score des élections législatives anticipées de janvier, sa première participation à un scrutin, et s’emparer du sujet de la sécurité à Grenoble. Il se lance dans les municipales sans parti derrière lui et voulant occuper « une position centrale », car il estime « qu’il n’y a pas de sujet de droite ou de gauche. »
« Le sujet prioritaire : l’insécurité »

« Cette candidature, c’est le prolongement des élections législatives de janvier », explique Hervé Gerbi. « Ce scrutin nous a donné un score qui nous a envoyé un message assez clair et fort sur la volonté des Grenobloises et Grenoblois d’avoir autre chose. On a décidé de poursuivre le chemin en étant concret notamment sur le sujet prioritaire de la ville qui est l’insécurité. »

Photo : Romain Bitot / Ici

Incarner pour rassembler : une méthode de respect, une exigence démocratique

Incarner pour rassembler : une méthode de respect, une exigence démocratique

À Grenoble, les élections municipales approchent. Elles prennent, comme souvent ici, des allures de laboratoire civique. Les idées fourmillent, les collectifs naissent, les énergies s’éveillent. Et cela, disons-le franchement, est une richesse. Car il n’y a pas de démocratie vivante sans débats, sans voix diverses, sans tensions fécondes.
Je mesure cette demande depuis mon engagement comme secrétaire général de l’Union de quartier Foch-Aigle-Libération auprès de sa regrettée Présidente, Mme Foroni.
C’était il y à 34 ans. J’avais 20 ans.

Avant hier Sebastien Mittelberger , aujourd’hui Le Dauphiné Libéré, rapportent qu’une coalition citoyenne s’est constituée, revendiquant son ancrage à la gauche de la société civile.
Je salue cette initiative, et les femmes et les hommes de bonne volonté qui s’y engagent.
Mais au moment où tant de nos concitoyens doutent de la politique, ne nous trompons pas de réponse : la défiance à l’égard des partis ne justifie pas l’effacement des visages, ni la dilution des responsabilités.
On ne répond pas au besoin de clarté par davantage de flou. Une élection municipale, ce n’est pas une assemblée générale.
C’est une rencontre.
Entre une ville et une personne.
Entre une trajectoire et un projet.
Entre un visage et des engagements.

Car à la fin, les électeurs ne votent pas pour un nuage d’intentions. Ils votent pour une personne qui, demain, portera une vision, assumera des décisions, tiendra un cap.
Qui rendra des comptes.
Et cette exigence n’a rien d’archaïque : elle est profondément moderne. Les sondages le montrent depuis 2014 à Grenoble comme ailleurs : à chaque scrutin municipal, dont c’est la particularité, la prime va au candidat reconnu, lisible, identifié. L’abstention, elle, frappe d’abord les offres trop composites, floues, ou impersonnelles.

Ceux qui prétendent que “le collectif suffit” se trompent de terrain.
Oui, le collectif est précieux.
Il nourrit, il conseille, il inspire.
Mais ce n’est pas lui qui signe les arrêtés, qui arbitre entre deux urgences, qui parle au nom d’une ville.
Le collectif sans incarnation, c’est une chorale sans chef de …chœur : ça chante, mais ça ne tient pas la note.
Il ne s’agit pas ici de vanité personnelle – je suis avocat, ad vocare, je sais ce que signifie “parler pour” au nom des autres, dans leur intérêt.
Il s’agit de responsabilité politique.

C’est pourquoi je crois profondément à une autre méthode : incarner pour rassembler, et non rassembler pour incarner.

Je ne suis adoubé par aucun appareil, mais je suis allé me confronter au suffrage, en janvier dernier, lors de l’élection législative partielle. Ce n’était pas une victoire, mais c’était un début: sans structure, sans étiquette. En 8 semaines.
Avec ma suppléante Mylene Gourgand, et notre équipe co-animée par Adam Thiriet, nous sommes allé chercher une voix. Plus une voix. Et encore une voix…et enfin un socle.
Une voix entendue. Une parole donnée et tenue. C’est ma méthode.

Depuis, beaucoup m’interrogent. Mon nom revient. Peut-être parce qu’au-delà des lignes idéologiques, je tente de conjuguer la fermeté là où elle est attendue – sécurité, propreté, autorité républicaine – et la solidarité là où elle est indispensable – logement, égalité des chances, justice urbaine. C’est le fruit de mon parcours, et de mes convictions. Mais c’est surtout le signe d’une attente : celle d’un réformisme humaniste, ferme et juste, lucide et généreux.

Je continuerai donc à incarner ce que je crois. Non pas pour briller seul, mais pour fédérer large.
Non pas pour décider d’en haut, mais pour que chaque engagement ait un sens.
Et si je suis amené à porter un projet pour Grenoble, ce ne sera ni par calcul ni par opportunité : ce sera parce que j’ai la conviction que des électeurs me le demanderont, parce que des habitants le souhaiteront, parce qu’un collectif – oui – le soutiendra.

La politique ne doit pas effacer les visages.
Elle doit permettre leur rencontre.


Parce qu’il fallait le dire. Parce qu’il faut désormais l’incarner.

Parce qu’il fallait le dire. Parce qu’il faut désormais l’incarner.

Il vous arrive sans doute aussi de traverser Grenoble à pied, sans but précis. Juste pour marcher. Pour observer. Pour entendre.

Ce jour-là, j’étais passé par Saint-Bruno en rentrant du Palais de Justice. Il était un peu plus de 17h. Une femme m’a interpellé d’un regard, puis d’un sourire.
« Maître… vous vous souvenez de moi ? »
J’ai mis un instant à reconnecter. Elle avait porté un dossier difficile. Rien de spectaculaire. Mais beaucoup d’injustice en silence.
On a parlé quelques minutes. Elle m’a dit :
« Moi j’ai juste envie qu’on me laisse tranquille. Que mes enfants puissent jouer sans embrouille. C’est tout ce que je veux. »

Cette phrase m’est restée.
C’est souvent comme ça, d’ailleurs : la politique ne me vient pas d’un slogan, mais d’une phrase prononcée au coin d’une rue.
Une confidence dite sans chercher à convaincre.
Un mot vrai.

Chacune et chacun connaît la réalité de ma pratique professionnelle et de mes engagements.
Mais ce que je suis d’abord, c’est un homme qui écoute. Qui circule. Qui passe de mon bureau à la porte d’un immeuble, d’une salle d’audience à une boulangerie de quartier.
Et dans ce va-et-vient, je capte quelque chose d’essentiel.
Une ville multiple. Riche. Oui, fracturée parfois, mais jamais au point de ne plus pouvoir se parler. Une ville qui veut tenir debout, malgré les tensions.

Je suis d’une génération où l’on abordait la politique soit au plan idéologique soit à travers un nom. Chez moi, ce nom, c’était De Gaulle.
Pas un monument. Une boussole. Une passion contradictoire pour certains qui honoraient le chef militaire libérateur et qui conspuaient le président de l’indépendance.
Mais cette boussole disait pour moi d’abord que la France, c’est la parole tenue. C’est la fidélité à une certaine idée du pays.
Bien plus tard, sans doute à sa disparition en 2016, quand vient le temps du bilan, est venu s’ajouter un autre nom : Michel Rocard.
Pas l’homme des grands effets. Mais celui du compromis courageux. De la paix construite pas à pas. De la vérité dite sans brutalité.

Je terminais justement sa dernière biographie, écrite tout récemment par Vincent Duclert, « Rocard, une biographie internationale », quand a eu lieu cette manifestation, le samedi 22 mars, contre le racisme et l’antisémitisme.

Je n’y étais pas.
Mais j’aurais pu y être.
Parce que ce combat est le mien depuis longtemps.
Mais quelque chose, ce jour-là, nous a pour beaucoup tenu à distance, fait douter.
Pas du fond — jamais.
Mais de la forme que cela prenait.
Des images, des discours, des postures.
L’impression que chacun criait pour sa peine à lui. Pas pour les autres.

Ce qui doit être un combat d’unité a basculé dans la tension depuis longtemps.
Des discours à géométrie variable. Des silences quand il aurait fallu nommer.
Et surtout, cette fracture entretenue par La France Insoumise.
Un parti qui a choisi de jouer avec le feu, d’esquiver les mots, de refuser l’universel quand il ne cadre pas avec ses récits.
Ce parti est devenu un obstacle majeur à la cohésion.

Et depuis cette manifestation, d’autres images sont venues troubler encore plus notre paysage moral.
Des images venues d’Israël.
Le président du Rassemblement National, invité à une conférence sur l’antisémitisme.
Et soudain, les repères vacillent.

Comment comprendre que ceux qui hier niaient la Shoah, prétendent aujourd’hui défendre la mémoire juive ?

Comment accepter que ceux qui essentialisent l’autre se présentent en garants de la dignité républicaine ?
Comment expliquer à nos enfants qu’une partie de la gauche refuse de nommer la haine antisémite quand elle vient de certains, pendant que l’extrême droite, ou la droite nationaliste comme vous souhaitez la nommer, tente de s’en parer comme d’un habit de vertu ?

Tout cela brouille. Tout cela divise. Tout cela participe d’un désordre inquiétant.

Car pendant que les postures s’enchaînent, que les partis cherchent à capturer les douleurs pour en faire des arguments de pouvoir, c’est l’idée même de la communauté nationale qui se fragilise.

Et je le dis avec gravité :
Il n’y a pas plusieurs communautés en France. Il y en a une.
Une seule. Indivisible. Faite d’histoires différentes, oui, mais d’un avenir commun.
Et ce n’est pas en distribuant les souffrances selon les appartenances qu’on fera société.
C’est en reconnaissant que ce qui atteint l’un atteint l’autre. Que le sort de l’un engage tous les autres.

Le monde, lui, ne nous attend pas. Il s’invite dans nos rues.
L’Ukraine, d’abord. Un peuple se bat pour son existence, pour son droit à rester libre. La Russie l’agresse, cherche à redessiner les frontières par la violence.
Et dans cette guerre, il ne suffit pas de soutenir : il faut aussi préparer la paix. Avoir une vision. De Gaulle l’a fait. Il a compris que certaines guerres doivent cesser pour que la nation tienne encore.
Rocard, lui, l’a concrétisé — en Nouvelle-Calédonie, en mettant autour de la table ceux que tout opposait.

Et puis il y a Israël. Le 7 octobre. L’impensable. La barbarie. Et depuis, la guerre.
Israël a le droit de se défendre. De protéger ses enfants. Mais cette démocratie, que j’aime pour ce qu’elle incarne, vacille. Sous la pression. Sous la douleur. Mais aussi dans le tumulte de ses propres doutes. Je regarde les manifestations en Israël. Les pancartes. Les jeunes. Les mères. Et je me dis que la vraie force d’un pays, c’est quand ses citoyens osent encore réclamer la paix, même quand tout pousse à la vengeance.

Et en face, il y a les Palestiniens. Leur souffrance, je la vois. Elle n’est pas une abstraction. Elle est dans les regards des enfants que l’on filme, dans les silences de ceux que l’on n’entend pas. Mais elle est aussi prise en otage, figée, confisquée par ceux qui se servent de la douleur pour nourrir l’affrontement.
Le Hamas ne parle pas au nom de la paix. Et soyons clairs, tant que cette voix couvrira les autres, c’est tout un peuple qu’on condamne à l’étouffement.

Mais tout cela, je ne le dis pas depuis mon bureau ou mon salon.
Je le ressens ici, à Grenoble.

Dans les visages que je croise. Dans les voix que j’entends.
Je sais qu’il existe une force silencieuse, une énergie populaire, une envie d’apaisement, de stabilité, de respect.
Pas spectaculaire. Mais solide.

Certains voudraient qu’on oppose les communautés. Qu’on imagine des camps.
Mais ce sont les mêmes qui refusent d’écouter vraiment.
Je vais là où peu vont.
Et ce que je vois, c’est une ville profondément digne. Une ville diverse, mais liée. Une ville où juifs et musulmans, laïques, croyants, enfants du Maghreb ou d’Europe centrale, vivent ensemble sans avoir besoin de le proclamer.

Dans cette lecture du livre de Duclert, je suis tombé, une fois encore, sur cette phrase soulignée :
« Rocard croyait qu’on pouvait parler même au plus lointain. Même à celui que tout désignait comme l’adversaire. »
Cette phrase, pour moi, vaut tous les programmes.
Elle dit ce qui manque tant aujourd’hui : le courage de parler au-delà de soi. De sortir de sa case. De ne pas céder au confort des camps.

Et peut-être suis-je, justement, de ceux qui peuvent montrer que les aspirations quotidiennes sont loin des camps entre lesquels on voudrait nous faire choisir.
Non pas parce que j’ai une recette. Mais parce que je sais où regarder.
Dans mes pas, dans mes échanges, dans les silences de mon cabinet, je le vois :
la haine n’est pas là où on voudrait qu’elle soit.
Elle est projetée, entretenue, pour diviser.
Mais la réalité est ailleurs : dans le lien discret, dans le bon sens, dans le quotidien partagé.

C’est cette force-là que je veux rendre visible.
Celle que beaucoup connaissent sans jamais l’avoir nommée.

Et si certains me font confiance, c’est peut-être parce qu’ils sentent que je peux l’incarner.
Parce que je la fréquente depuis toujours.
Parce que je l’écoute.
Et parce que je suis prêt, désormais, à la faire exister dans l’espace public.

Je suis avocat des victimes.
Je sais ce que coûte la haine quand elle s’enracine.
Je sais ce que produit le silence, quand il devient renoncement.

Et je crois que la République, ce n’est pas l’effacement des identités.
C’est leur mise en commun.

C’est cela que je veux défendre. Ici.
A Grenoble.


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