2026-01-12 - France 2 - l'intelligence artificielle, une nouvelle alliée - Hervé Gerbi
Source vidéo : 2026-01-12 – France 2 – l’intelligence artificielle, une nouvelle alliée – Hervé Gerbi
Hervé Gerbi, l'avocat-candidat à Grenoble - ICI Isère
Bonjour ! Ça va ? Ça va et vous ?
Rendez-vous était pris chez l’habitant, quartier St-Bruno, dans un logement social insalubre.
On s’est rencontrés il y a trois semaines, un mois en ville. Et puis vous m’aviez dit que vous étiez dans une situation compliquée avec votre logement.
Ça fait presque trois ans qu’on vit comme ça. Ça fait deux jours qu’il ne va pas à l’école et regardez, il tousse. À cause de ça et on est tous malades.
Une situation difficile pour les locataires. L’occasion d’un message très politique aussi pour Hervé Gerbi, l’avocat candidat.
Donc là on a vos quittances de loyer. On n’a pas les moyens de construire aujourd’hui encore de nouveaux logements sociaux si on n’a pas la capacité de pouvoir rénover ce qui est existant. Comment on va expliquer à Monsieur que nous allons construire à 500 mètres de nouveaux logements pour de nouvelles familles, alors que lui, ça fait trois ans qu’ils vivent dans cette situation ? Ce n’est pas normal, ce n’est pas tenable.
Défendre les victimes, une vocation pour Hervé Gerbi.
Il y a 30 ans, l’étudiant en droit prêtait serment ici même. Prêter serment dans un bâtiment comme ça, c’est un sacré souvenir.
Jusqu’en fac de droit je n’ai pas été un élève très brillant. J’étais plutôt moyen. Je pense que je me cherchais beaucoup.
L’élève a largement dépassé le maître, son écoute des gens et son envie d’aider trouvent une sorte de finalisation au travers de cette demande de mandat de maire.
Connu, reconnu dans les prétoires mais beaucoup moins sur la scène politique.
En janvier 2025, Hervé Gerbi est candidat lors d’une législative partielle. Dans la foulée, il annonce son intention de briguer la mairie de Grenoble et constitue doucement son équipe.
Toi, tu connais pas les croque-monsieur de Milène ? Ces croque-monsieur sont les meilleurs croque-monsieur du monde. Ils sont merveilleux. Regardez déjà la couleur. Ha il les vends bien ! Je ne sais pas si c’est de la politique qu’il faut qu’il fasse. Il faut que j’y aille.
Et oui, une équipe et surtout un binôme avec Milène, sa compagne et première collaboratrice.
Je ne me serais pas lancé dans cette campagne électorale si je n’avais pas le feu vert de Milène. C’est certain.
Il a négocié longtemps. Hervé a toujours eu la politique en lui, toujours. Et c’est moi qui ait beaucoup freiné. On avait beaucoup de besoin, de beaucoup, beaucoup, beaucoup d’énergie pour le cabinet et je pense que là, on est arrivé à une structure, un mode de fonctionnement qui permet à Hervé de faire maintenant ce dont il rêvait depuis longtemps.
Une Milène qui peut toutefois en cacher une autre. Mylène Farmer, son artiste favorite.
Sans contrefaçon, à 54 ans, Hervé Gerbi rêve d’un nouvel horizon.
Source vidéo : 2026-01-11 – ICI Alpes 19/20 – Hervé Gerbi – Municipales 2026
Trente ans après Mitterrand : 2 gauches, une fracture.
Trente ans après Mitterrand : 2 gauches, une fracture.
8 janvier 1996. Le président François Mitterrand, s’éteint et rejoint « les forces de l’esprit » .
François Mitterrand, au delà de sa vie romanesque et secrète, laisse un héritage: l’abolition de la peine de mort, une certaine idée de l’État, de la culture, de l’Europe, et du temps long en politique.
Un héritage traversé aussi par des controverses : son passé vichyste, les écoutes de l’Élysée, le Rainbow Warrior, le Rwanda, un rapport ambigu à la raison d’État.
Mitterrand a incarné une ambition.
Celle de transformer la société, d’élargir les droits, de faire entrer la gauche au pouvoir. Mais il a aussi assumé, dès 1983, le temps de la rigueur, une vérité difficile : gouverner oblige à composer avec le réel, à arbitrer, à choisir.
Le socialisme de gouvernement commence là, au point de tension entre l’idéal et la contrainte.
Ce point de tension continue de structurer toute politique sérieuse.
Et c’est précisément ce point de tension qui manque aujourd’hui au socialisme grenoblois qui a fait choix d’alliance dans la coalition des radicalités portée par Laurence Ruffin.
A Grenoble, elle revendique clairement l’ancrage avec la France insoumise (Cf mon précédent post) qu’elle espère toujours rallier, au moins dans un second tour.
Une ligne assumée de confrontation permanente, de radicalité verbale, et finalement de refus de l’arbitrage.
Sa référence récurrente au municipalisme coopératif illustre cette dérive idéologique.
La France compte environ 5 millions d’entreprises. Les coopératives représentent environ 22 000 entreprises, soit moins de 1 % du total. Quant aux sociétés coopératives d’intérêt collectif souvent brandies par Laurence Ruffin comme modèle, c’est moins de 1000 entreprises à l’échelle nationale.
En faire une matrice idéologique pour gouverner une belle, et complexe, métropole de plus de 150 000 habitants interroge, et, dire que nous relèverons demain les grands défis qui nous attendent avec cet outil relève en fait du sourire angélique .
Croire qu’une ville peut fonctionner comme une SCOP , c’est oublier une différence décisive : le choix des associés.
Une entreprise coopérative repose sur l’adhésion volontaire. Elle choisit ses associés, ajuste son périmètre, accepte ses limites.
Une ville, elle, ne choisit pas.
Elle accueille.
Elle protège.
Elle garantit la continuité des services publics, la sécurité, l’égalité devant la règle commune.
Elle engage l’intérêt général, pas un projet partagé par quelques-uns.
C’est ici que la leçon de Michel Rocard redevient centrale.
Le socialisme rocardien croyait au contrat, à la réforme concrète, à la responsabilité. Le RMI, la CSG : des outils nés d’une pensée sociale exigeante, construite à partir du réel.
A Grenoble, pour les socialistes de la 1ère gauche, le choix est clair.
Soit une gauche municipale arrimée sur fonds idéologique à la France insoumise, soit une centralité de rassemblement, capable d’assumer l’ambition sans mentir sur les contraintes, d’agir sans céder aux radicalités, de parler vrai.
Mitterrand nous rappelle que l’ambition sans responsabilité finit par se fracasser.
Rocard nous enseigne que le réel n’est pas un renoncement, mais une exigence.
C’est cette ligne que je porte aujourd’hui à Grenoble.
Une ligne de clarté, de contrat et d’action.
J’accuse… la grenouille et le bœuf.




