Le Renard, le Masque… et Laurence Ruffin!

Le Renard, le Masque… et Laurence Ruffin!
J’ai lu l’entretien accordé par Laurence Ruffin à Sébastien Mittelberger.
J’aime le style : écrit au cordeau, fluide, c’est « portrait », c’est vivant, et mené, comme toujours, comme un récit, avec chaleur, sans mauvais procès.
Parce que l’interviewer l’assume: il aime la politique et les femmes et hommes politiques.
Cet amour est un bien précieux. Conservons-le.
Ce qui m’interpelle néanmoins, c’est le décalage entre le personnage qui s’y installe, consensuel, « joyeux », coopératif, presque au-dessus de la mêlée, et le fond politique que Laurence Ruffin a elle-même posé ailleurs.
Alors, si on peut croire aux contes de Noel, c’est en effet la période, on doit aussi se souvenir des enseignements des fables de La Fontaine.
Voilà ce que le conteur aurait pu nous dire, à sa manière:
« Je chante ici non pas le lion des forêts,
Mais le Masque poli qui brille aux marchés.
Il parle bas, il sourit, il promet la concorde ;
Et chacun croit déjà qu’il tient la bonne corde.
Un Renard l’aperçoit, vieux routier des tours,
Qui sait que les beaux mots sont souvent des détours.
Il suit le Masque en ville, au coin d’une interview,
Là où l’on sert le texte avec l’air le plus doux. »
Pour résumer la célèbre et authentique fable, dans Le Renard et le Masque, le renard tombe sur un visage splendide : traits parfaits, expression impeccable.
Il admire, puis il retourne l’objet. Et il lâche, sec : « Que de beauté ! mais que peu de cervelle… »
La morale n’est pas « c’est laid », et il n’y a bien sûr aucun rapport avec les qualités intellectuelles incontestables de Laurence Ruffin.
La morale, c’est : ne confonds pas la façade et la charpente.
Or, dans l’entretien qu’elle accorde, la façade de Laurence Ruffin est soignée : on entend la candidate « au partage », « à la coopération », à « l’enthousiasme », à la ville « fière », à la politique « chaleureuse » et l’on nous assure que la méthode ne perdra « ni en efficacité ni en exigence ».
Très bien. Sauf que la méthode n’est jamais neutre quand elle sert à masquer un axe.
Le 22 juillet 2025, dans le site Basta! Laurence Ruffin pose une pierre d’angle qui dit tout du fond. Interrogée sur LFI, elle répond sans détour que La France insoumise est un « partenaire privilégié » pour construire l’union à Grenoble.
Et elle explique s’inscrire dans la continuité de l’ « arc humaniste » constitué sous Éric Piolle, coalition incluant explicitement LFI.
Dans le même entretien, elle précise aussi que les portes ne sont pas fermées au PS, car, dit elle: « Réussir à faire vivre l’union à Grenoble, ce serait aussi un signal fort envoyé au niveau national ».
Autrement dit : dès l’origine, le message est clair. Le centre de gravité, c’est la gauche radicale (LFI) ; et, autour, on élargit.
Puis vient la séquence où LFI choisit de faire liste autonome et acte la rupture locale.
Conséquence logique : l’union se fabrique, dans l’immédiat, avec ceux qui acceptent de la construire.
Et, le 14 novembre 2025, le PS se rallie à la liste menée par Laurence Ruffin.
Pour autant, la ligne directrice, elle, ne bouge pas : LFI reste l’axe idéologique « naturel ».
Le 12 décembre 2025, une interview sur actu.fr porte un titre explicite qui rapporte les propos de la candidate : « La porte à LFI est ouverte ».
On peut faire toutes les contorsions du monde : une porte qu’on tient ouverte n’est pas une porte « par principe».
C’est une porte préférentielle.
Enfin, comment ne pas souligner, dans les références revendiquées, des clins d’œil explicites à des partis de la gauche radicale comme le Parti du Travail belge, cité comme « exemple » par Laurence Ruffin dans un texte programmatique.
Tout cela dessine une boussole : une radicalité assumée, recouverte d’un vernis apaisé.
Alors oui, dans l’immédiat, on « fait avec le PS », parce que LFI, localement, joue sa partition. Mais l’accord du moment ne change pas l’ADN : le logiciel reste compatible, et même désirable, avec l’axe radical LFI.
Basta! l’avait déjà dit et Jean de la Fontaine aurait pu l’écrire:
« On fait parfois alliance non par choix, mais par pas.
Quand l’Insoumis refuse, on prend ce qui s’avance ;
Mais l’ombre reste l’ombre, et le sens reste le sens.
On change les figurants, on repeint le décor,
Le texte, lui, demeure : il n’a pas pris la mort. »
Allons plus loin, car le renard, lui, ne s’arrête pas au décor : il regarde la charpente.
Car il y a ce concept qui sonne bien : « municipalisme coopératif ».
On dirait une évidence : coopérer, associer, co-construire. Qui serait contre ? Personne.
Sauf que, dans la pratique, ce municipalisme là devient souvent un piège démocratique : on dilue la responsabilité, on remplace la décision par la procédure, et la transparence par des circuits parallèles.
Trois dangers sont bien connus :
1. La confiscation par les minorités les plus organisées
Dans les dispositifs « coopératifs », ceux qui ont du temps, des codes et des réseaux prennent vite le dessus. Les habitants qui travaillent, élèvent leurs enfants, jonglent avec la vie réelle, n’ont pas toujours l’énergie pour siéger en permanence dans des assemblées, des comités, des « ateliers ».
Résultat : on parle « au nom du peuple » avec une poignée d’habitués.
2. La lenteur comme système
Quand tout est « co-construit », plus rien n’est tranché. La ville devient un enchaînemen de concertations sans fin.
Et pendant qu’on débat, le quotidien se dégrade. Une municipalité n’est pas un séminaire permanent : c’est une chaîne de décision qui doit répondre vite et bien.
3. L’alibi démocratique
On fait voter des « avis », on organise des « concertations », on affiche des « consensus »…puis on fait ce qui était prévu. La coopération devient décor, le décor devient méthode, la méthode devient masque.
Au fond, le « municipalisme coopératif » tel qu’il est souvent pratiqué, c’est la politique sans accountable : personne n’est jamais responsable, parce que « c’est le processus », « c’est la collectivité », « c’est l’assemblée ».
Or les Grenobloises et les grenoblois, eux, veulent pouvoir dire clairement : « qui décide ? qui répond ? qui assume ? ».
Ce qui se joue dans l’interview de Laurence Ruffin n’est pas une question d’affichage, ni de « porte ouverte » ou « fermée » selon les jours.
Ce qui se joue, c’est la cohérence d’un projet : un projet compatible, par choix, avec la gauche radicale, même quand les circonstances obligent à des alliances de repli.
Et, comme chez La Fontaine, il faut parfois un renard pour rappeler l’essentiel : un masque peut être beau, mais une ville ne se gouverne pas avec un masque.
« Moralité
Ne te fie pas trop aux sourires bien peints :
Le masque a bonne mine, mais le fond tient les rênes.
Quand l’Insoumis s’éloigne, on prend d’autres voisins;
Mais l’axe qu’on revendique révèle les domaines.
Et quand on dit « coop » pour dissoudre le devoir,
C’est souvent qu’on préfère le flou… à la clarté du pouvoir ».


Et si, dès noël 2026, Grenoble brillait autrement ?

Et si, dès noël 2026, Grenoble brillait autrement ?

Un Noël lumineux, chaleureux, heureux où la magie se voit dans la rue… sans peser sur la planète.
On peut aimer profondément la planète et aimer profondément la lumière.
L’enjeu, ce n’est pas d’éteindre Noël, c’est d’inventer un Noël plus sobre, mais pas plus triste.
🎄✨ Noël Futur : une ville qui brille et qui respire.


Hervé Gerbi - Ici Alpes - Tous unis contre la venue de Shein

Déambulation à la rencontre des grenoblois pour sensibiliser contre l’ultra fast fashion.

La députée Anne-Cécile Violland, rapporteur de la proposition de loi visant à encadrer les géants du secteur, a fait le déplacement. L’élue tenait aujourd’hui à se rendre devant le BHV, enseigne qui vendra bientôt les produits de la marque chinoise Shein.

Ce n’est pas possible aujourd’hui qu’une enseigne française accepte d’accueillir en son sein une plateforme qui est véritablement le fossoyeur de nos centres-villes.

Un sujet de société dont les candidats à la mairie de Grenoble se sont emparés, comme Hervé Gerbi, tête de liste pour le parti Horizons.

Le maire peut tout à fait, demain, discuter avec les commerçants, élaborer une charte qui soit une charte de développement durable. Il peut aussi empêcher. Il peut préempter un certain nombre de commerces pour installer d’autres commerces qui rentreraient dans cette charte.

En attendant, la loi pour freiner la fast fashion a été adoptée par l’Assemblée et le Sénat il y a quelques mois. Mais les mesures phares du texte ne peuvent être appliquées pour le moment car jugées non conformes par Bruxelles.

Source vidéo : Ici Alpes – 12 Décembre 2025


Grenoble : à la manière de Giscard, Hervé Gerbi dîne avec les habitants

Le DL /Ève Moulinier

Extrait de l’article de « Le Dauphiné Libéré », le 11 Décembre 2025 :

Quand il nous en a parlé, on a tout de suite pensé à l’opération de Valéry Giscard d’Estaing quand, dans les années 75, il s’invitait à manger chez les Français. Sauf que là, c’est le même concept, à savoir partager un dîner, mais c’est le candidat Hervé Gerbi, de la liste “Nous Grenoble”, qui régale.

Pour sa campagne en vue des élections municipales de 2026 à Grenoble, il a partagé son local de campagne, rue de La Poste, et l’une des pièces est une salle à manger reconstituée. Avec sa propre table, ses chaises, une bibliothèque, des photos de lui enfant encadrées, une tapisserie rappelant le design style seventies de Orla Kiely, et bien sûr un repas offert pour parler politique et élections évidemment. Un dîner dauphinois, très simple, très bonne « franquette », d’après le candidat.

Ces rendez-vous vont bientôt commencer, sur invitation des militants ou sur inscription sur le site www.hervegerbi.fr.
« C’est une façon de réinviter les anciennes réunions d’appartement. On partage un repas, on se rencontre, c’est ma conception de faire de la politique », dit-il.

Crédits : Le DL /Ève Moulinier


Municipales 2026 : pourquoi le premier meeting du candidat Gerbi était si différent ?

Extrait de l’article du « Dauphiné Libéré », le 29 Novembre 2025 :

La réunion publique de lancement de campagne d’Hervé Gerbi (Horizons), organisée à l’auditorium de la Maison de la Montagne et du Tourisme, a fait le plein. Près de 250 personnes étaient présentes et le format de l’intervention ressemblait à une plaidoirie. Une plaidoirie pour Grenoble.

Municipales 2026 : pourquoi le premier meeting du candidat Gerbi était si différent ?

Source : Le Dauphiné Libéré – 29 novembre 2025


Nous avons posé les bases. c’est avec vous que l’histoire s’écrira.

Votre opinion compte, et ensemble, nous pouvons construire un avenir meilleur. N'hésitez pas à me contacter pour partager vos idées, poser vos questions ou échanger avec mon équipe.