Madame Ruffin, vous évoquez le rapport Bonnemaison il date de 1982.

C’est à dire que vous regardez la délinquance en 2026 avec un œil d’il y a 40 ans.

Mais entre 1983 et 2026, 40 ans se sont écoulés. On ne dirige plus les choses de la même façon.

Votre angélisme ne protégera jamais les grenoblois et Monsieur Carignon.

Je suis désolé, mais vos effets d’annonce ne les protégeront pas plus que cela. Il faut des mesures concrètes et vous l’avez dit, c’est plus de présence humaine renforcée. Ce sont des moyens matériels. Il faut faire en sorte que nos policiers sur le terrain soient équipés correctement et dans le continuum police municipale, police nationale, justice. La vidéoprotection est un outil parmi d’autres.

Vous savez, depuis le 1ᵉʳ janvier, c’est 178 entreprises qui font l’objet d’une procédure collective, une grande partie en liquidation judiciaire, donc il faut effectivement pas faire, je suis désolé, mais c’est de la rustine, le stationnement, la vacance des locaux commerciaux, la propreté.

Tout cela on le fera, mais ça n’est pas suffisant. Il faut redonner à Grenoble une vraie dimension d’accueil, de très grand congrès. Il faut que nous ayons les congressistes en nombre. Il faut que nous ayons beaucoup de monde, des scientifiques qui viennent, des entreprises qui viennent parce que ça nous fera plus de nuitées, plus de restaurants, plus de gens qui vont fréquenter les lieux de culture. Plus de gens qui vont consommer.

Voilà l’ambition qu’il faut avoir.

Ce n’est pas simplement gérer le bas d’immeuble ou le bas de commerce, mais c’est avoir une dimension plus grande pour notre ville,

Hervé Gerbi, la gratuité de la cantine ?

Mais c’est une mesure qui est juste. C’est une mesure de pouvoir d’achat pour les classes moyennes qui ont été matraquées par la taxe foncière. C’est une mesure qui est juste. C’est un surplus de 5 millions d’euros pour faire en sorte que les familles reviennent à Grenoble, les familles ont déserté à cause de votre politique. Il faut qu’elles reviennent.

C’est une mesure qui est juste. Oui, on a vu que plus plus d’impôts, ça a donné moins d’accès aux soins. Nous sommes face à la moyenne du département, dans la moyenne nationale. Nous sommes effectivement en déficit.

Comment ça se fait quand on a un C.H.U qui forme les meilleurs médecins du monde ?

Alors effectivement, il y a 6,1 médecins pour 10 000 habitants à Grenoble, contre 9,1 pour l’ensemble du département. Donc nous sommes effectivement en déficit. Qu’est ce qu’il faut faire ? Il faut d’abord sécuriser nos centres de santé. Ici, l’AGECSA c’est 1 million d’euros que nous dépensons pour nos centres de santé, notamment dans les quartiers prioritaires. Rien n’est acquis sur leur financement et il faut sécuriser leur financement dans le budget. Il faut favoriser l’installation de la médecine libérale.

Alors, c’est l’attractivité de la ville. Ce sont des mesures favorables pour le stationnement. C’est un guichet unique pour aider les médecins à l’installation. Et puis il faut, en concertation avec le département, favoriser aussi l’installation de maisons de santé pluridisciplinaires.

Moi, je suis favorable à ce que l’on mobilise les locaux vacants de la ville sur le budget investissement pour mettre à disposition et faire en sorte que la médecine reprenne effectivement toute sa place dans Grenoble. Vous avez Monsieur Guéant, je ne fais pas une candidature de témoignage.

Encore une fois, ne me prêtez pas des intentions. Si je suis là, c’est pour éviter ce à quoi nous assistons. Le passé, le passif.

Quel risque nous avons ? Si le vote au premier tour n’est pas un vote utile, le risque que nous avons, c’est de préparer une coalition de rejet au second tour.

Et cette coalition de rejet aboutira à l’élection de madame Ruffin. Donc moi, je souhaite qu’effectivement, dès le premier tour, les choses soient claires, que les grenobloises et les grenoblois se disent Attention, ne votons pas, ne préparons pas une coalition de rejet de second tour pour favoriser l’élection de madame Ruffin.

Nous sommes une autre possibilité. Personne n’est indispensable à la vie politique. Il n’y a pas de carrières à vie. Nous sommes le renouvellement et c’est ce renouvellement sur lequel les grenoblois doivent se porter.

Nous avons posé les bases. c’est avec vous que l’histoire s’écrira.

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