Le ralliement de la liste Renaissance/modem La Belle Ambition à Alain Carignon, après la publication d’un sondage Ipsos réalisé auprès de 388 répondants, constitue un fait politique largement commenté et débattu.

Je respecte les choix qui sont faits.
La politique, c’est faire des choix.
Et s’exposer n’est jamais simple.

J’ai fait un choix.
Si je refuse de reconduire une politique qui pèse toujours plus sur les classes moyennes, je refuse aussi de faire croire qu’un retour en arrière serait un projet d’avenir.
Je refuse, enfin, la confusion entre réhabilitation judiciaire et réhabilitation morale : la première relève du droit, la seconde de la confiance.
Une société qui oublie cette distinction affaiblit l’exigence qu’elle doit attendre de ceux qui la représentent.

Pour ce qui me concerne, je fais donc le choix de ne pas trembler devant un sondage dont beaucoup interrogent la valeur et la pertinence.

Quoi qu’il en soit, l’analyse attentive des données , rappelle deux réalités.

D’abord, la stagnation des LR depuis plusieurs années. Un rejet massif de la politique d’Eric Piolle d’un côté, et pourtant, de l’autre, après 6 ans de présence médiatique comme «leader de l’opposition», Alain carignon n’est toujours pas placé en tête des sondages face à Laurence Ruffin, nouvelle venue écologiste.

Depuis six ans, le socle d’Alain Carignon oscille entre 22 % et 25 %.

C’est un plafond, solide, en béton armé.

Ensuite, l’existence manifeste d’un socle large parmi les répondants :
1- des sociaux-démocrates qui ne veulent donner aucune chance à une alliance avec Laurence Ruffin et ne peuvent donc se retrouver dans Grenoble Capitale citoyenne et son leader Romain Gentil qui, répondant au Dauphiné Libéré n’exclut aucune alliance, y compris avec LFI ,
2- un bloc central qui attend pleinement de jouer son rôle,
3- et des indécis en recherche d’une voie responsable.

Ce socle existe. Il représente environ 30 %.

Et ce socle peut décider. Il n’est pas un réservoir. C’est un espace politique à part entière.

Ce n’est pas à ce bloc central de se rallier aux républicains , mais c’est aux républicains qui constatent l’impasse dans laquelle ils se trouvent de converger vers le bloc central.

Les fidélités sont respectables.

Mais elles ne doivent jamais devenir des prisons.
Changer n’est pas trahir.
Changer, c’est constater lucidement que le contexte évolue, que les équilibres se figent,
que les impasses se répètent.

Changer, c’est refuser l’impasse que constitue le vote Carignon.

Je ne vous demande pas un vote d’adhésion personnelle mais un vote de responsabilité.

Un vote qui ouvre.
Un vote qui dépasse les réflexes.
Un vote qui accepte de rompre les habitudes pour permettre un avenir plus large.

Le vote utile, ce n’est pas de choisir entre deux impasses.
Le vote utile, c’est de créer une alternative.

Et cette alternative, c’est maintenant, au premier tour.

Je ne suis le candidat ni d’un retour en arrière, ni d’une continuité.
Notre projet est complet, autonome, cohérent.
Je ne me présente pas pour servir de marchepied à qui que ce soit.
Je me présente pour gagner en portant un projet claire et cohérent.

Article du Dauphiné Libéré ici ⤵️
Hervé Gerbi aux électeurs du centre de Grenoble : « Ne vous faites pas voler l’élection »

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